18/05/2010

Les Esprits de la Nature

0 Odile 11 copie
Le plan éthérique n'est pas un monde parallèle et sans rapport avec le nôtre. En effet, la tradition de l'hermétisme chrétien nous enseigne que le monde matériel dans lequel nous évoluons n'est pas monolithique. Il est en réalité composé de sept états vibratoires différents. Ainsi, nous distinguons, de l'état vibratoire le plus dense, à celui le plus subtil : l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux, puis l'éther chimique, l'éther vital, l'éther lumière et l'éther réflecteur.
La tradition hermétique nous apprend que les quatre plans éthériques jouent un rôle particulièrement déterminant au sein de la nature. En effet, c'est par leur intermédiaire que toute forme matérielle, solide, liquide ou gazeuse, peut être vitalisée. Plus précisément encore, l'éther chimique est responsable des fonctions d'assimilation et d'excrétion, l'éther vital est nécessaire aux fonctions de reproduction, l'éther lumière est intimement lié aux fonctions sensorielles alors que l'éther réflecteur est associé aux fonctions de mémorisation.

Ainsi, c'est grâce aux énergies subtiles du plan éthérique que la matière s'organise et s'ordonne. Ces énergies exercent donc des fonctions structurantes et contribuent en outre à tous les processus vitaux. Or, les esprits de la nature (également dénommés élémentaux) sont formés de matière éthérique et ils habitent par conséquent ce monde invisible qui anime et organise le monde visible.
Pour être plus précis, les esprits de la terre sont formés d'éther chimique, les esprits des eaux d'éther vital, les esprits de l'air d'éther lumière et enfin, les esprits du feu d'éther réflecteur. Nous allons les distinguer en quatre groupes principaux :


les esprits de la terre (gnomes et fées),
les esprits des eaux (ondines et sirènes),
les esprits de l'air (sylphes et elfes),
les esprits du feu (salamandres et dragons).

Les esprits de la terre

Ils habitent l'éther chimique et sont fort nombreux. Certains mènent une activité souterraine, d'autres œuvrent à la surface du sol, tandis que d'autres s'activent à la fois sur et sous terre. Ce sont les gnomes et les fées.

Les gnomes
Il en existe une grande diversité d'espèces selon les lieux géographiques et également selon leurs fonctions. Le plus répandu est un petit vieillard trapu, haut de 30 à 45 cm, dont le corps est d'une couleur vert émeraude. Cet aspect peut varier selon les phases lunaires. Comme le précise Rudolf Steiner, lors de la pleine lune ils deviennent comme de petits chevaliers recouverts d'une armure étincelante, alors qu'au premier quartier, ils sont quasiment transparents. Sous l'emprise de la lune, les gnomes peuvent être mutés en crapauds ou en grenouilles.
Leurs fonctions s'exercent dans les cavernes et les mines, ils vivent quelques centaines d'années à parcourir le sol et le sous-sol et sont en rapport avec les métaux, les minerais, les roches et les pierres précieuses. Pour eux nul n'est besoin de réfléchir, ils ont une compréhension immédiate de ce qu'ils voient ou entendent.
Il existe une espèce de gnome associée à chacun des cristaux et des métaux précieux.
En Italie, le Monaciello de Naples était préposé à la garde de trésors cachés et pouvait enrichir quiconque pouvait lui dérober son petit capuchon rouge.
Dans la tradition celte, un gnome est présent avec son chaudron de pièces d'or là où tombe l'arc-en-ciel, et celui qui réussit à gagner son amitié devient alors dépositaire d'une richesse extraordinaire.

 

Les fées
Elles œuvrent à la surface du sol et leur principale tâche consiste à s'occuper des végétaux. Ainsi l'apparence des fées est ordinairement en relation intime avec la plante dont elles s'occupent. Les dryades, rapporte la tradition romaine, prennent l'apparence de femmes robustes et fraîches, leur corps se terminant toutefois en une sorte d'arabesque imitant le tronc et les racines d'un arbre. Elles portent sur la tête une couronne de feuilles de chêne et tiennent une hache pour en frapper ceux qui s'attaqueraient à l'arbre confié à leurs soins. Les hamadryades, quant à elles, diffèrent des dryades dans la mesure où leur sort est étroitement lié à celui d'un arbre avec lequel elles naissent et meurent. Les fées sont souvent de couleur verte, possèdent un corps svelte et une grosse tête en proportion du tronc. Leur corps est formé de deux densités d'éther : une partie, plus dense, formant le corps proprement dit et une partie plus ténue formant une sorte de vêtement vaporeux. Leurs déplacements sont motivés par leurs désirs et leur structure organique est très simple. Leur principal organe interne est un centre palpitant et irradiant, à peu près situé au même endroit que notre cœur ; il est de couleur or et émet de la lumière. Tout comme les gnomes, elles vivent quelques centaines d'années. Ce sont les fées qui s'occupent de l'assimilation des énergies éthériques dont la plante a besoin pour croître et de l'élimination des miasmes qui nuisent à son bon métabolisme. Elles veillent sur la croissance et le bien-être des arbres et des plantes. Lorsque la plante est affaiblie, la fée s'accorde à son diapason en modifiant son propre rythme vibratoire. Si la plante est coupée, elle restera avec elle jusqu'à ce que toute vie l'ait quittée. Elles connaissent les oiseaux et les animaux du voisinage dont elles protègent les nouveaux-nés. Mais les fées interviennent aussi auprès des humains et plus particulièrement auprès des enfants.

Les esprits des eaux

Les esprits des eaux habitent l'éther vital, il en existe des milliers de variétés différentes, leur forme est plus subtile et leur apparence est, par conséquent, plus instable.

 

Les ondines
Les ondines qui œuvrent à la surface, non loin du rivage revêtent l'apparence de bébés humains, grassouillets et ronds, de teint généralement bleu clair, elles aiment culbuter les unes sur les autres au creux x des vagues. Elles ont de grands yeux rieurs et leurs cheveux sont légers comme du duvet. Elles n'ont pas de cou et leur corps mesure environ quarante-cinq centimètres. Elles semblent aimer la présence humaine. Le rythme des vagues est, pour les ondines œuvrant à la surface de la mer, l'équivalent physique du rythme cosmique si important dans la vie des esprits de la nature.
La seconde catégorie est constituée par les ondines œuvrant à des profondeurs moyennes. Elles ont une apparence plus humaine et mesurent d'un mètre cinquante à deux mètres dix, elles sont sveltes et d'une beauté farouche. Leur longue chevelure ressemble à des algues bleu noir. Ces ondines viennent parfois à la surface (notamment au clair de lune ou lors des tempêtes) mais la plupart du temps, elles restent à une profondeur d'au moins dix brasses. C'est à cette catégorie qu'appartient la sirène. La tradition germanique relate qu'une sirène du Rhin, appelée Lorelei, attirait les vaisseaux par l'harmonie de ses chants vers l'abîme du gouffre où avait été précipité le fatal trésor des Niebelungen. Parfois les sirènes exercent le rôle de prophétesses, de bons ou de mauvais augures.
Les néréides et leur forme masculine les tritons appartiennent également à la catégorie des ondines de profondeur moyenne. On rapporte que les tritons hantent les océans munis d'une conque dont le son est si puissant qu'on peut l'entendre d'une extrémité à l'autre de la Terre.
L'apparence des ondines des grands fonds se rapproche de celle d'un gorille à fourrure bleu foncé et elles ne sont guère attrayantes. Elles semblent aveugles et douées de pouvoirs psychiques exceptionnels. Elles ne viennent que très rarement à la surface et uniquement de nuit à la clarté de la lune.
Il existe deux classes d'ondines des eaux douces : les petites et les plus grandes. Les petites ondines, d'une hauteur de vingt à trente centimètres, habitent les ruisseaux et les chutes d'eau, elles sont de couleur bleue et d'apparence humaine. Les grandes ondines, quant à elles, mesurent des soixante à quatre-vingt-dix centimètres mais d'un bleu légèrement plus foncé. Leur visage a des traits moins humains. Les naïades sont unes espèce d'ondines des eaux courantes. D'apparence féminine, elles résident dans les fleuves, les sources et les fontaines. Leur beauté ensorcelante suscite chez les humains une fascination mêlée de crainte. Elles ont la réputation de troubler l'esprit de ceux à qui elles se montrent.
Cette réputation de dangereux séducteurs n'est pas sans fondement. En effet, il faut savoir que tous les esprits de la nature ont le pouvoir de jeter un charme sur ceux qui s'abandonnent à leur influence. Ainsi soumis à leur charme, l'homme entend, sent et voit ce que ces êtres suggèrent. De tous les esprits de la nature, ce sont les esprits des eaux qui ont acquis la plus grande maîtrise en ce domaine.
Les ondines exercent la fonction de focaliser l'énergie éthérique dans nos cours d'eau, dans nos mers et nos océans. Au cours de leur existence, qui peut atteindre un millier d'années, elles n'ont de cesse d'alimenter les courants d'énergie qui sillonnent en tous sens les eaux de notre planète, ces courants constituant en quelque sorte un système nerveux déversant et purifiant la vitalité pour le bien-être de toute vie sur Terre.

Les esprits de l'air

Etant exclusivement constitués des particules subtiles de l'éther lumière, les esprits de l'air ne sont pas restreints matériellement et leurs formes corporelles sont donc moins bien définies à la vision humaine que celles des esprits de la terre et des eaux.

Les sylphes
Il convient de répartir les sylphes en deux classes principales. La première comprend les sylphes vivant leur existence dans les nuages et ceux président aux tempêtes. La seconde catégorie regroupe les sylphes travaillant plus étroitement avec l'être humain.
Les sylphes vivant dans les nuages sont généralement très grands, avec des formes volumineuses, mais ils présentent une figure étroite plus ou moins humaine et une chevelure qui semble nuageuse. Ils éprouvent un plaisir enthousiaste à contempler les levers et les couchers du soleil mais rien n'égale le plaisir qu'ils ont à modeler les nuages. Parfois, ils captent les pensées émises par les êtres humains pour sculpter les nuages (un bon exercice consiste à fixer notre regard sur un nuage, à invoquer le sylphe qui lui est député et à lui demander de changer l'apparence du nuage pour qu'il adopte l'apparence d'un animal ou d'un objet désigné). Parmi la première catégorie de sylphes, nous pouvons distinguer les sylphes des quatre vents principaux : Notus, le vent du sud ; Borée, le vent du Nord ; Zéphyr, le vent de l'Ouest ; Eurus, le vent de l'Est.
Les sylphes présidant aux tempêtes, quant à eux, mesurent en moyenne un mètre trente-cinq de haut, ils ont une belle apparence et s'associent généralement aux salamandres pour générer les grands orages. Sachant que leur royaume est l'air et que l'air est imprégné de lumière, on peut affirmer que ces esprits se meuvent dans la lumière et la chaleur de l'atmosphère et que, par leurs mouvements continuels, ils alimentent les multiples courants d'énergie qui parcourent l'atmosphère. Ainsi tout courant d'air produit par le simple vol d'un oiseau ou d'un insecte est avant tout perçu comme un son que les sylphes utilisent par la suite comme une énergie élémentaire qu'ils canalisent pour l'exécution de leur tâche.
La seconde classe des esprits de l'air est constituée d'êtres très évolués, les plus évolués de toute la hiérarchie des esprits de la nature. Très beaux, ils sont dotés d'une figure enfantine et sont entourés d'une brume opalescente. Porteurs de lumière, ces sylphes sont plus précisément les porteurs de l'amour cosmique, les messagers de l'amour à travers l'espace aérien. Une de leurs plus grandes joies est d'accueillir et de divertir les enfants au moment de leur mort. Les occultistes travaillent également avec ces grands êtres de lumière et ce particulièrement au cours de leurs rituels d'exorcisme car ils ont la capacité de procéder à la reprogrammation psychique des sens et du cerveau. Ils opèrent donc un travail de réharmonisation qui facilite la libération des élémentaux artificiels.

Les elfes
Parmi les esprits de l'air, les elfes sont les plus connus. Ils sont de stature relativement grande, de soixante à quatre-vingt quinze centimètres de haut, et préfèrent s'activer à la surface du sol en compagnie des fées avec lesquelles ils ont été souvent confondus. Leur tâche consiste à imprégner les plantes de lumière et interviennent donc dans le processus de la photosynthèse. Ainsi les substances minérales montant dans la plante par l'entremise des gnomes, sont élaborées par les fées et transformées par les elfes, porteurs de lumière. Comme tous les esprits de la nature, ils sont doués d'un puissant pouvoir de fascination sur la conscience humaine.

Les esprits du feu

Les salamandres
Les esprits du feu sont formés des parties les plus fines de l'éther réflecteur, le plus subtil de tous les éthers. Les salamandres sont les gardiennes des feux intérieurs de la Terre. Leur longévité peut atteindre plusieurs milliers d'années. Perçues sous leur forme ignée, elles sont ordinairement visibles au-dessus des marais, des prairies et des champs. Les petites salamandres mesurent de huit à soixante centimètres de haut et sont sans forme particulièrement définie à la vision humaine, elles revêtent en général une apparence brumeuse. Elles sont responsables de la fécondation des végétaux. Les occultistes les invoquent parfois en raison de leur grande capacité à prédire les événements futurs, mais leur manipulation peut s'avérer fort dangereuse (elles sont souvent à l'origine des combustions spontanées). Les grandes salamandres mesurent entre un mètre cinquante et quatre mètres et vivent le plus souvent dans les volcans et les profondeurs terrestres. Elles jouent un rôle essentiel dans la création et l'élaboration du monde puisqu'elles sont les gardiennes du feu intérieur à l'origine de toute chose. Elles sont bien connues sous l'apparence des dragons.

13:49 Écrit par Daniel dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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